CRITIQUES

Paris a toujours été un centre internationnal pour les différents styles de danse, la créativité, les expériences audacieuses et les percées chorégraphiques. C’est la ville qui a souvent été à l’origine d'idées novatrices qui allaient se propager à travers l’Europe et le monde entier. Après la Deuxième guerre mondiale, l’époque où Milorad Miskovitch posa ses pieds à Paris laissant derrière lui les rêves de sa jeunesse belgradoise, Paris était un centre débordant d’énergie artistique. Des jeunes gens créatifs, ayant retrouvé leur liberté, brûlaient du désir de s’affirmer dans tous les domaines artistiques, de manière à ce que la danse, elle aussi, s’empare rapidement de son propre éspace créatif. Les jeunes danseurs se rassemblaient autour du couple mythique de l’époque – les danseurs et chorégraphes Janine Charrat et Roland Petit - dans la troupe "Ballets des Champs Elysées". Agés de 22 ans, leurs débuts étaient inspirés et guidés par Irène Lidova, qui organisa leurs premiers récitals, même sous l’occupation allemande. Ayant été ses disciples et danseurs, Charrat et Petit étaient les successeurs du style néoclassique de Serge Lifar. Ils ont ouvert la porte à un nouveau mouvement, suivi par toute une génération de jeunes danseurs et chorégraphes. Dans la création de la troupe "Ballets des Champs Elysées" s’ajoutaient des ‘’danseurs d’esprit libre’’(comme on les appelait à l’époque) qui, ayant quitté l’Opéra de Paris où dominait le répertoire lifarien conformiste, espéraient réaliser leurs idées modernes et avant-gardistes. Jean Cocteau, poète, dramaturge et peintre, ainsi que de nombreux autres artistes et créateurs célèbres de l'époque leur offrirent leur soutien. Telle était la compagnie que Milorad Miskovitch rejoignit en 1946. Peu de temps après, il partit pour Londres afin de joindre ‘’The Original Ballets Russes du Colonel de Basil’’. Puis restant à Londres, il joint le Ballet Internationnal pour travailler avec Sergueiv, le Grand maître du Ballet Marinsky de Saint Pétersbourg avec lequel il perfectionna le style et la tradition du grand répertoire du ballet classique. Il retourne ensuite en France auprès du ‘’Ballet International de Monte Carlo de Marquis de Cuevas’’ où il pu se montrer dans les principaux rôles du répertoire classique dansant avec les grandes ballerines de la Compagnie. De par sa nature "artiste inquiet" à la recherche de la perfection et à la découverte de nouvelles tendances dans l'art chorégraphique il répond favorablement à la demande de Roland Petit de se joindre à lui avec sa nouvelle compagnie "Ballets de Paris". C'est là, où, encore très jeune, il créa de nombreux nouveaux rôles et obtint, pour le ballet "Le Combat" lors de la saison 1949/1950 à New York, le prix de Meilleur Danseur de l'Année.. En règle générale, les grands artistes sont adorés par le public et la critique.
Ils laissent une trace indélébile sur leur époque. Leur danse détermine de nouveaux critères artistiques, posant de nouveaux standards et ammenant une esthétique nouvelle. Qu'il apparaisse seul ou avec une compagnie, Milorad Miskovitch et son ascension vertigineuse pleine de réussit éveillaient un vif intérêt dans les critiques de la presse parisienne et internationnale. Les critiques soulignaient l'importance de son art et sa place, exceptionnelle et à part dans l'histoire du ballet de la deuxième moitié du XXè siècle. Dans tous les écrits et critiques sur son art, se succèdent éloges et épithètes : son art est dirigé par son âme, d'une élégance raffinée, danseur d’une technique cristalline, expressif, danseur sans pareil, danseur de grande allure à la plastique divine, danseur d’une beauté physique, aux lignes pures, danseur noble, un des plus grands danseurs de son époque, le Prince de la danse, héritier direct de Nijinski et de Serge Lifar…etc.

Marija Janković

Miskovitch reste dans le monde l’un des seuls danseurs nobles dans la grande tradition da la danse classique, avec son inspiration slave et son école pure. Mais sa personnalité et la force de son individualité le détachent du chemin traditionnel. Sa première vocation – celle qui fit de lui un jeune acteur prodige – lui permet d’enrichir son art et de le rendre encore plus complet. En créant des personnages d’une manière très individuelle, Miskovitch se donne le but d’apporter un message. S’adaptant à tous les styles, il reste avant tout un artiste inspiré. Et cette inspiration est la source véritable de son art, et sa recherche de l’harmonie fait de lui un artiste ”à part” et unique dans l’art du ballet.(Irène Lidova,Paris)

...Miskovitch est l’un des principaux danseurs nobles d’ Europe. Il posséde tout : ligne, beauté, technique, manières excellentes et élégantes. (Cyril W. Beaumont, The Time, Londre).

…C’est un danseur noble, d’une belle élégance de lignes, auréole de poésie. Il est le contraire de ces danseurs sportifs qui recherchent l’effet à tout prix et la performance. Chez lui, la beauté de l’interprétation l’emporte toujours sur la prouesse technique. Dans tous ses mouvements, il y a un “lie” qui dissimule l’effort. Le geste est gracieux, détendu, aisé. On est facilement séduit par l’expression, non seulement de son visage, mais de son corps tout entier. (Jean Laurent, Dimanche variétés, Au Palais de Chaillot,Paris, Récital avec Alicia Markova).

Milorad Miskovich nous a révéle une nature intensement poétique et virile. On comprend qu’avec ce visage digne d’un peintre de la Renaissance, avec ce corps d’athlète, il ait si souvent incarne sur scène les héros légendaires. Son interprétation dans un stile plus libre, du Prélude à l’après-midi d’un Faune nous valut des attitudes sculpturales d’une saisissante beauté, remplie d’une force étonnante . (Asaki, Tokio)

Milorad Miskovitch est très brillant. Il posséde une technique accomplie qui étonne par sa précision. La moindre attitude, le moindre geste atteignent la perfection. Ses arabesques et sa batterie sont un plaisir pour les yeux.  (Abendzeitung, Munich)

… Grand artiste au sens le plus absolu, il fait partie de ces trop rares personnages exemplaires qui se plient difficilement aux compromissions, aux facilités publicitaires et aux médiocrites spectaculaires. (J.F. Koenig, La Danse Contemporaine, Fayard,Paris)

… L’un des plus grands danseurs de notre temps, Milorad Miskovitch, dans le principal role. Les caractéristiques de Milorad Miskovitch  sont un tempérament fascinant, étincelant, qui, joint à une éminente habileté dramatique confére leur grandeur incisive aux personnages qu’il danse, une ampleur qui va plus loin, qui transcende la perfection plastique, c’est la Maitrise. (Viggo Kjaer Petersen, Politiken, Copenhague, 21.sept.1965.

… Milorad Miskovitch a été doté par les dieux d’un visage digne de Michel-Ange; puretéclassique et expression; une noblesse naturelle doublée d’une fine intelligence dont rayonne chacun de ses gestes autorisent déjà, en attendant de le voir davantage, de le sacrer prince de sang à la Cour de sa Majeste Terpsichore. (Marie-A.Levinson, Opéra, Paris)

…Un physique séduisant et un beau visage, possédant un style et une élégance pleins de rayonnement, il mime bien et il est un excellent partenaire. (Cyril W.Beaumont, Sunday Times, Londre)

…Prométhée…Miskovitch a saisi dans ces deux mains la potentialité de ce ballet et en a créé une experience théâtrale extraordinairement émouvante.Je ne l’ai jamais vu danser mieux…La création entière fut executée magistralement…Le pathétique du tableau final est surtout mémorable. La poésie des idées des chorégraphes pourrait ajouter la plus grande distinction à l’art du ballet partout dans le monde…(Dance and Dancers, Londre)

Contrastant vivement avec ce tableau, l’évocation  du ”Faun” nous a montré en Miskovitch l’éritier direct de Nijinsky et de Lifar... (”Ouest-France” )

Forme et beauté plastique. Fut-il jamais meilleure illustration que celle présentée par Milorad Miskovitch? La beauté d’un Dieu, la beauté sculpturale des perfections de la Grèce Antique étaient unies au talent le plus remarcable... (Claude de Breuilh, ”Art et Danse” )

M.Miskovitch a fait une rentrée très brillante. Il devait obtenir un véritable triomphe dans le pas de deux qu’il dansa avec une noblesse, une maîtrise, et un envol  aérien qui lui valurent d’interminables ovations. (E.Vuillermoz, ”Paris-Presse” )

L’après-midi d’un Faune – Milorad Miskovitch qui ressemblait étrangement à Nijinsky était un Faune admirable et inhumain, un animal paresseux, plein de sensualité...(”Daily Herald”,Londre )

D’une élégance et d’une distinction rares, pur et beau dans son vêtement couleur de nuit, Miskovitch a fait montrer  d’une puissance d’émotion qui a boulversé les spectateurs... Je voudrais mettre l’accent sur Miskovitch, sur sa force, sur sa vérité parées de cette mesure si rare, de ce sens de l’harmonie et de ce ”qui serait trop”, qui manque à tant de danseurs et que Miskovitch possède au plus haut point... (Antoine Goléa, ”Carrefour”, Paris)

Miskovitch dont l’autorité et la puissance dramatique sont envoûtantes. Voilà un danseur qui peut être à la fois un ardent et romantique Roméo et un Prométhée brutal et tragique comme le destin... Oeuvre violente et sans pudeur, qui atteint parfois une sorte de délire sacré..(Jean Laurent, ”Dimanche-Matin”, Paris)

...Quel extraordinaire Albert est Miskovitch!... Jeune, beau, fougueux, romantique, des entrechats éblouissants, élégants sans afféterie... un très grand danseur de style. (G.Schaeffer-Casablanca).

...La personalité lumineuse, la sensibilité musicale, les performances techniques de ce grand danseur ont transformé l’atmosphère du ballet. (Antoine Livio, la Tribune de Lausanne, décembre 1964)

...Milorad Miskovitch apporte son rayonnement tragique et la beauté de ses attitudes au roles de Jean-Orphée (Alerte Puits 21)... (Dance and Dancers, Londre, Fevrier 1965)

”Ballet Miskovitch”...réalisation sérieuse... Une direction intelligente, un goût exellent  et quelque chose à  exprimer dans un style d’avant-garde. Quatuor, Prométhée, L’Echelle, sont des Ballets exceptionnels.   (”Danse News” – New York)

Une compagnie qui refléte une telle unité artistique, produit une telle serie de ballets originaux avec un gout si constant…(The Times, Londre)

… Ballets 1957…tous ont un talent exceptionnel, un tempérament puissant…Ils ont une joie et une jeunesse inaccoutumées, mêlées à une technique à toute épreuve…(Festival de Passau, Allemagne)

…L’Echelle…le meilleur et le mieux interprété de tous les ballets vus à Londre depuis plusieurs années…La qualité de l’interprétation est à la hauteur de celle du Théâtre des Arts de Moscou. (Nigel Gosling, The Observer, Londre)

Milorad Miškovi_ kako sedi sa tužnim pogledom Miskovic se klanja
Milorad Miškovi_ leži zamišljen sa podignutim nogama